Communication publique prime la Sécurité routière pour l’ensemble de son oeuvre

Et les gagnants sont : le ministère des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville pour sa campagne « Tu t’es vu quand t’as bu », signée Robert & Partners en 1992 (décennie 1989-1999),

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la Caisse nationale d’assurance maladie pour « Les antibiotiques, c’est pas automatique », par Australie et i&e Consultants, en 2001 (décennie 2000-2009) et l’Armée de Terre pour sa campagne de recrutement de 2016, « S’engager », conçue avec Insign (décennie 2010-2019). Organisée le 22 novembre, à l’occasion de l’Événement des 30 ans de Communication publique, dans les locaux de Bpifrance, à Paris, la remise des prix des meilleures campagnes des trois dernières décades aurait pu s’arrêter là. C’est ce qui était initialement prévu. « Mais on a considéré qu’il fallait ajouter un grand prix plus transversal, qui couvrirait les trente ans », explique Laurent Setton, vice-président de l’association.

À l’unanimité, c’est la délégation à la Sécurité routière qui fut choisie, représentée lors de la cérémonie par Emmanuel Barbe, son délégué interministériel. Primée pour l’ensemble de son oeuvre, elle l’a emportée « pour l’impact de ses campagnes sur la société, pour l’évolution de ses dispositifs, de plus en plus incisifs en trente ans, poursuit Laurent Setton. La Sécurité routière a osé lever beaucoup de tabous, en montrant parfois des images très dures. » Il est peu contestable que des campagnes comme celle consacrée au port du gilet jaune en 2008 (Lowe Strateus), le clip Insoutenable en 2010 (MullenLowe) ou le film Onde de choc de Bruno Aveillan, il y a deux ans, ont marqué leur époque. Surtout, les post-tests réalisés sur chaque nouvelle campagne auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 personnes dans le mois qui suit son dernier jour de diffusion sont formels, selon la Sécurité routière : les scores d’efficacité oscilleraient entre 85 et 90%.

ANTOINE GAZEAU