Harcèlement : Angela se réfugie à Nîmes

Si le dispositif Angela, mis en place début mars par la Ville de Nîmes avec les services de l’état pour lutter contre le harcèlement de rue, a fait les gros titres de plusieurs journaux et l’objet d’un reportage dans le JT de France 2, c’est parce qu’il est à la fois novateur et concret.

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Le principe, initié par le gouvernement dans le cadre de la loi du 3 août 2018 : créer un réseau de lieux sûrs, sur le territoire, pour les femmes victimes d’injures dans la rue ou les transports en commun. Importé du Royaume-Uni (“Ask for Angela”), il avait déjà séduit les Villes de Rouen, Caen, Amiens et Reims. Concrètement, la personne qui se sent harcelée ou importunée peut se rendre dans un établissement « refuge » et demander « où est Angela ? ». Le commerçant désigne alors une zone de repli d’urgence à l’abri des regards pour isoler la victime et appeler un membre de sa famille, un taxi ou les forces de l’ordre selon la gravité des faits.

Plus de 150 commerces nîmois ont répondu présent à l’appel de la Ville, qui ont tous reçu une formation via le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) du Gard, ainsi qu’un autocollant “#OUESTANGELA” à apposer à l’entrée de leur établissement. Dans la foulée d’une autre opération consacrée à la lutte contre les violences familiales, la campagne de communication du dispositif, ainsi que sa mise en œuvre, ont été pris en charge par la Ville, qui a en outre créé une brique « Angela » sur son application mobile de services aux usagers « Nîmes ». Elle permet notament aux usagers de localiser les commerces participants à l’opération.

ANTOINE GAZEAU