Harcèlement scolaire : les Départements réagissent et préviennent

« Cette campagne est ridicule et intolérable », s’est indignée, fin septembre, Clotilde Robin, vice-présidente en charge des collèges dans le Département de la Loire.

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C’est par voie de communiqué de presse – ce qui n’est pas si courant – qu’elle réagissait face à la campagne de dénigrement qui visait alors sur les réseaux sociaux les élèves nés en 2010. Et son président, Georges Ziegler, d’inviter « tous les élèves victimes de harcèlement à se faire connaître auprès de leur principal, car l’entrée en sixième doit s’effectuer dans la sérénité. Les années collèges sont une étape déterminante pour le développement personnel des élèves. Ils doivent être en mesure de s’épanouir et de forger leur personnalité librement. »

Comme d’autres collectivités, les Départements réagissent ou sensibilisent, en cette rentrée, contre le harcèlement scolaire, qui concernerait 700 000 élèves chaque année en France. En Seine-et-Marne, la collectivité se mobilise via un plan d’actions, soutenu par le ministère de l’éducation nationale et monté en partenariat avec des acteurs institutionnels et associatifs, qui inclue le signalement des jeunes en souffrance, leur prise en charge, l’accompagnement juridique des familles, la formation et la sensibilisation dans les collèges, etc. Le tout accompagné d’une campagne de communication réalisée en interne et qui se poursuivra tout au long de l’année.

Pour l’occasion, le Département s’est associé à un graffeur et illustrateur seine-et-marnais, installé à Lagny-sur-Marne : Bishopparigo, spécialisé dans l’univers contemporain urbain. Il en ressort une campagne « résolument positive, qui fait du collectif un rempart contre le harcèlement scolaire et rappelle que chacun est acteur à son niveau », selon la collectivité. Le tryptique miraculeux : « Regarde, écoute, parle » ! 

ANTOINE GAZEAU