
8 mars : encore du chemin à parcourir…
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Dès la naissance, les femmes acceptent une liste de conditions sans le savoir »… Les petites lignes accolées à l’astérisque du slogan « Liberté égalité* Fraternité » placardé par la Ville de Paris et BETC, dès le 8 mars dernier, comptent parmi les campagnes les plus marquantes du millésime 2026 de la Journée internationale des droits des femmes. Il y en aura eu d’autres, toujours plus nombreuses et plus créatives. A Montreuil (Seine-Saint-Denis), on rappelle que « l’égalité, c’est juste la base ! ». En Région Occitanie, on se concentre sur les violences sexistes et sexuelles, les mêmes que l’association Sine Qua Non proposera, dans une autre campagne, de piétiner à Paris avec ardeur, où que la Ville de Pessac dénonce en faisant la promotion d’un seul-en-scène intitulé « Les silences dans mon sac » et joué par… une policière municipale ! Un ton grave pour un sujet sérieux ? à Lieusaint, c’est l’humour qui est au contraire privilégié. La campagne, conçue avec l’aide de l’IA, entend rappeler le vrai sens de cette journée en déconstruisant les idées reçues, en brocardant les comportements inadaptés des machos ou autres commerciaux : « Le 8 mars ce n’est ni une fête, ni la Saint-Valentin, ni les soldes. » Un slogan qui met, au passage, l’accent sur le chemin qu’il reste à parcourir en la matière. D’autant que des obstacles insoupçonnés s’immiscent parfois dans les plans médias. La Fondation des femmes a ainsi dû mettre en demeure Meta de permettre la diffusion sponsorisée du clip de sa campagne « Inarrêtables », conçue avec L’Associé et produite par We Are Kids Production. Cette dernière porterait, selon le géant américain, « sur un enjeu politique, électoral ou social », bref sur ce qu’elle bannit en Europe…
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ANTOINE GAZEAU [avril 2026]
